L’Algérie profonde RÉALISATION D’UN OVOÏDE ET D’UNE STATION D’ÉPURATION AUX OUADHIAS

Les projets renvoyés aux calendes grecques

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Hocine TAÏB Publié 22 Février 2022 à 14:57

Les habitants réclament la réalisation de l’ovoïde afin de mettre fin aux odeurs nauséabondes et aux risques sanitaires. © D. R.
Les habitants réclament la réalisation de l’ovoïde afin de mettre fin aux odeurs nauséabondes et aux risques sanitaires. © D. R.

Les nombreux résidents à proximité du talweg qui traverse la ville des Ouadhias, et qui déborde à la moindre averse, vivent toujours sous la menace de  maladies  à  transmission  hydrique (MTH), des animaux errants, des reptiles et des insectes.

Les projets d’ovoïde (canal) et  de  la  station d’épuration (step) inscrits à l’indicatif de la commune des Ouadhias, au sud de Tizi Ouzou, depuis l’année 2007, ne sont toujours pas lancés. Pour l’ovoïde censé canaliser les eaux usées provenant d’une grande partie de la ville, mais aussi de la commune voisine de Tizi n’Tleta, il devait être réalisé sur un linéaire de 1,4 km pour une enveloppe financière initiale estimée à 11 milliards de centimes.

Pour ce qui est de la station d’épuration, elle est inscrite pour traiter les eaux usées et surtout pour protéger le barrage d’eau de Taksebt de ces eaux polluées. “L’ovoïde et la step sont des projets mort-nés. C’est inadmissible de constater que des projets inscrits depuis 2007 ne sont pas encore lancés en 2022.

Parfois on nous dit qu’il est gelé et d’autres fois qu’il vient d’être dégelé mais rien n’est fait”, déplore Bouguerfa Saïd, l’actuel P/APC des Ouadhias, tout en insistant sur le fait que ces projets sont d’une importance capitale pour sa commune car ils contribueront grandement à la protection de la santé publique et à la préservation de l’environnement.

De leur côté, les nombreux résidents à proximité du talweg qui traverse la ville des Ouadhias, et qui déborde à la moindre averse, vivent toujours sous la menace de maladies à transmission hydrique (MTH), des animaux errants, des reptiles et des insectes.

“Pendant la saison pluviale, notre cité est fréquemment inondée par les eaux usées. Les enfants sont même empêchés d’aller à l’école. Nous avons recours à poser des passerelles avec des madriers et des planches pour sortit de nos domiciles”, se plaint Kamel, un des habitants de la cité 200-Logements.

À rappeler que ce talweg reçoit toutes les eaux usées d’une partie du chef-lieu et d’une partie de la commune voisine de Tizi n Tleta, et qui finissent leur course au barrage de Taksebt.

Ce projet de l’Office national de l’assainissement (ONA) a été confié une première fois à une entreprise avant d’être gelé puis dégelé, suite à la demande d’attribution du projet à la direction de l’hydraulique pour sa réalisation.

“On ne sait plus le sort réservé à ce projet. Nous demandons encore une fois aux responsables concernés d’accélérer la procédure et de passer à la réalisation car notre population en souffre et l’environnement aussi”, a confié encore le P/APC des Ouadhias.

Quant aux habitants, ils réclament la réalisation de ce projet afin de mettre fin aux odeurs nauséabondes et à tous les risques sanitaires qui découleraient de ce chenal d’eau usées.

“Hélas, après plus de 15 ans, nous continuons de courir de grands risques et de subir les affres de la pestilence et des inondations. En saison estivale, nous ne pouvons même pas ouvrir nos fenêtres à cause des mauvaises odeurs et des insectes”, a déploré un habitant, Dda Ahmed.

“En saison des pluies, le talweg déborde et nous contraint de chausser des bottes et d’installer des traverses en bois pour sortir de chez nous”, a rappelé notre interlocuteur, pour qui la concrétisation de ce projet est plus qu’une nécessité, mais une urgence. 

 

Hocine TAÏB

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