L’Algérie profonde OPGI DES OUADHIAS (TIZI OUZOU)

Des acquéreurs en colère

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Hocine TAÏB Publié 18 Février 2022 à 17:05

© D. R.
© D. R.

De nombreux acquéreurs de logements et de locaux commerciaux auprès de l’OPGI, au chef-lieu de la commune des Ouadhias, dans la wilaya de Tizi Ouzou, attendent leurs livrets et leurs actes de propriété depuis plus de 10 ans, pour certains d’entre eux.

“J’ai acheté auprès de l’OPGI, un local depuis 2010 à la cité 200-Logements au centre-ville des Ouadhias, je l’ai payé au dernier centime. Mais à ce jour, les services domaniaux ne m’ont toujours pas délivré mon livret foncier et encore moins l’acte de propriété”, a déploré Yahi Mohamed, l’un des acquéreurs.

“Chaque fois, on nous dit de revenir, et cela dure depuis 12 ans !”, a ajouté ce même acquéreur, expliquant avoir honoré la totalité du prix du local. Cependant, il affirme continuer de payer les frais de location de 3800 DA/ mensuel.

Le pire, a-t-il insisté, est que ces frais ne lui seront pas remboursés ni déduit du prix versé une fois l’acte établi. Un autre acquéreur de logement, rencontré sur place, enchaîne dans le même sillage. “Mon logement, je l’ai payé en totalité depuis 2017.

À ce jour, je n’ai aucun papier officiel attestant ma propriété. Les services domaniaux de Boghni et de Tizi Ouzou, au lieu de nous établir nos actes et de nous délivrer nos livrets, nous demandent toujours de patienter.

On est en 2022, et on ne voit pas le bout du tunnel”, a déploré cet acquéreur, désabusé. Un autre acheteur d’un local à raison de 2 millions de dinars en 2011, tonnera avec ironie : “Si j’avais placé cet argent dans une quelconque entreprise, aujourd’hui je serai certainement riche.” “J’aurais dû même le placé à la banque, au moins j’aurais gagné les intérêts du placement”, a-t-il regretté.

“J’ai opté pour l’achat  d’un local commercial  depuis  2011.  Aujourd’hui, je ne peux même pas prouver qu’il  s’agit de  mon bien. Je  veux  le  vendre, mais là encore, je ne peux pas à cause de cette lenteur administrative  au niveau des services domaniaux de Boghni, de Tizi Ouzou et de l’OPGI”, a poursuivi notre interlocuteur pour qui, les acquéreurs de logements et de locaux commerciaux OPGI aux Ouadhias sont lésés dans leur  droit.

À cet effet, il a appelé les autorités de wilaya à intervenir pour mettre fin à leur calvaire. À signaler que plusieurs autres acquéreurs sont dans la même situation. Ils attendent leurs livrets fonciers et leurs actes de propriété depuis de nombreuses années, mais à ce jour, ils ne voient rien venir.

Les acquéreurs réfléchissent à cet effet à entreprendre des actions plus radicales notamment, sortir dans la rue et de se rassembler devant le portail des services des domaines de Tizi ouzou pour réclamer haut et fort leurs papiers, ont-ils menacé.
 

Hocine T.

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